Le cerveau est en charge de tout ce que nous faisons. Nous l’utilisons à chaque fois que nous résolvons des problèmes, que nous parlons, dessinons, jouons ou même que nous rêvons. Quand il s’agit d’apprendre, le cerveau est la partie la plus important du corps car c’est dans le cerveau que la pensée, la mémoire et les sensations naissent.

Que se passe-t-il dans le cerveau quand j’apprends?

Le cerveau est constitué de milliards de neurones qui se connectent les uns aux autres. Ces connexions forment des chemins par lesquels les informations vont transiter. De nouvelles connexions se forment mais d’autres peuvent disparaître si elles ne sont plus utilisées. Plus les messages passent d’un même neurone à l’autre, plus les connexions seront fortes entre ces neurones. Apprendre, c’est créer des connexions entre des neurones. Les choses deviennent plus faciles et on est capable de les faire de mieux en mieux car le chemin est « défriché ».

Pensez à votre première leçon de conduite: tenir le volant, embrayer, passer une vitesse, regarder dans le rétro et mettre le clignotant…ouf penser à toutes ces choses c’était épuisant au début et demandait de gros efforts. Avec la pratique, des connexions se sont créées, les neurones ont créé des chemins et aujourd’hui ces gestes sont devenus des automatismes.

Donc plus on utilise le cerveau pour créer des connexions neuronales, plus on apprend!

Mais qu’est ce qui favorise ou empêche les apprentissages?

En premier lieu les émotions! Elles ont un grand impact sur la manière dont nous apprenons. Les émotions désagréables peuvent rendre les apprentissages très difficiles. Quand on est stressé le cerveau sécrète des hormones qui changent notre façon de penser, de ressentir les choses mais aussi de se comporter. Aucun apprentissage ne peut s’enclencher correctement dans le stress et encore moins dans la peur.

Parents, pour que votre enfant se mette au travail dans de bonnes conditions: désencombrer son cerveau! Concrètement demandez-lui comment s’est passée sa journée et ne pensez pas que c’est du temps perdu! Ecoutez-le, l’écoute (empathique bien sûr, je ne parle que d’elle!) suffit à faire relativiser le « problème » et parfois à l’évacuer pour laisser place aux apprentissages. Les neuroscientifiques ont démontré qu’on apprend mieux quand on est joyeux et détendu.

Bref vous aurez compris qu’il vaut mieux éviter de réviser quand on est stressé, triste ou qu’on a des soucis en tête!

Une autre chose importante à retenir: le niveau d’intelligence n’est pas fixé à vie. De nouvelles connexions se créent tous les jours si on apprend régulièrement. Non seulement l’intelligence se développe et se travaille mais elle a également des formes multiples!

On est tous dotés de plusieurs types d’intelligences qui évoluent de manière plus ou moins harmonieuse tout au long de notre développement social et psychologique. Il est important de connaitre quelles sont les forces de votre enfant (et les vôtres par la même occasion!) pour pouvoir mettre en place des stratégies d’apprentissage. Votre enfant est plutôt visuel? Alors il aura besoin de lire, d’écrire l’information pour mieux la comprendre. Il est plutôt auditif? Il aura besoin d’entendre puis de se répéter à haute voix les informations ou de traduire par des mots sonores un schéma par exemple. On pense qu’il existe en tout 8 intelligences… L’autre astuce est de stimuler tous les canaux d’apprentissages pour maximiser l’efficacité de l’apprentissage lui-même. Se parler à haute voix, mettre en images une leçon, souligner de différentes couleurs, mimer, bouger…

Vous pourrez trouver sur cette page un test sur les intelligences multiples https://mycoachparental.fr/test-les-intelligences-multiples/

Le cerveau n’est pas toujours prêt à se mettre au travail, il est nécessaire tout d’abord que les besoins physiologiques soient assouvis. Et non pas possible de travailler quand on a envie de faire pipi! Manger, boire, s’être reposé et être passé aux toilettes est indispensable. Voilà bien le b.a ba!

Un autre point essentiel: le cerveau de votre enfant doit être en projet pour apprendre et travailler efficacement. Comme nous tous, l’enfant a besoin de motivation pour apprendre et cette motivation est conditionnée par le but à atteindre. A quoi ça sert d’apprendre les conjugaisons? La leçon de géographie? Interrogez-le, essayez de trouver des réponses ensemble. En comprenant mieux ce qu’on attend de lui, vous rendrez votre enfant plus curieux, plus engagé, plus actif.

Avant dernière idée à intégrer quand on veut soutenir son enfant dans ses apprentissages: pour le cerveau il n’y a pas d’erreur bête, il n’y a que des erreurs utiles. Il est donc important d’accepter les erreurs, de ne pas les sanctionner mais de les corriger. Pour cela, il faut aiguiller l’enfant sans lui donner la réponse mais faire en sorte qu’il la trouve par lui-même. Le retour sur erreur est l’un des paramètres éducatifs les plus puissants.

Dernier point: le cerveau de votre enfant fonctionne beaucoup mieux quand un climat de confiance est instauré, alors complimentez-le de manière factuelle: « Il est 17h et tu t’es mis au travail sans que je te le demande, tu deviens responsable », « Tu t’es installé à ton bureau sans rechignez alors que d’habitude tu traînes, ça fait plaisir d’avoir un garçon déterminé ». Le sentiment d’être apprécié, tout autant que la conscience de progresser apporte la sensation de récompense.

A vous de jouer et n’oubliez pas de rappeler à vos enfants que leur cerveau malléable et complexe est l’ordinateur le plus étonnant, le plus puissant et qu’associé à leurs mains ils ont tout ce qu’il faut pour bâtir leur futur.

Voici une vidéo de Stanislas Dehaene Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale et membre de l’Académie des Sciences: Le plus grand talent de notre cerveau: apprendre! Son livre est passionnant: https://www.amazon.fr/Apprendre-talents-cerveau-d%C3%A9fi-machines/dp/2738145426/ref=asap_bc?ie=UTF8

 

 

 

Catégories : École

Isabelle Pierce

Isabelle Pierce est coach parental et possède une expérience de 20 ans d’enseignement en maternelle, primaire et secondaire auprès de plus de 1000 élèves de 4 à 18 ans. Tout au long de ce parcours, elle s’est passionnée pour des approches complémentaires à la pédagogie classique, telles que : l’approche Montessori, les neurosciences et la PNL. Elle s’appuie aujourd’hui sur ses apprentissages, sur les conférences et les formations auxquelles elle continue d’assister pour aider les parents. Tous ces enseignements lui donnent des clés pour mieux communiquer avec les parents et pour mieux appréhender le comportement des enfants.

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