Tâches ménagères, charges familiales et contraintes professionnelles forment la fameuse « charge mentale ». Peu à peu elles s’accumulent et envahissent notre esprit jusqu’à la surchauffe cérébrale. Comment l’éviter ? Voici quelques clefs pour alléger votre charge mentale.

Faire chaque jour une « to do list » 

Construire chaque jour une liste des tâches à faire dans la journée : cela permet de décharger sa mémoire. 

Attention, cette liste doit être limitée à quelques items seulement sans quoi elle devient au contraire une source d’angoisse. Si vous voulez vraiment regarder quelles sont vos priorités dans une journée, vous verrez qu’il n’y en a pas autant que vous l’imaginiez : ce qui est vraiment important se compte souvent sur les doigts d’une main« . 

Planifier le temps alloué à chaque tâche 

Trouver des réflexes pour regrouper les tâches en grands blocs. Mettre en place des temps longs, une heure, une demi-heure, qui permettent de se concentrer, d’être complètement dans ce qu’on fait à la tâche du moment. 

Prendre garde aux alertes et notifications (mails, Facebook…) : leur attribuer des temps clairement définis entre ces temps longs, pour éviter de zapper d’un sujet à l’autre et disperser son attention inutilement.

Planifier le temps alloué, par exemple, à son téléphone portable, grand vecteur de dispersion de l’attention. Donc, éviter de le regarder en permanence. Pour autant, le smartphone peut représenter un intérêt pour aider à gérer la charge mentale, par exemple si on y enregistre des rappels ce qui permet d’arrêter de penser aux tâches à accomplir.

Bien discerner les piliers de notre vie

Toutes les tâches ne sont pas du même registre : il y a des tâches d’ordre familial, d’autres d’ordre sentimental, professionnel ou de loisir… Pour tous ces domaines, il y a toujours des choses à planifier. 

Dans le tohu-bohu quotidien, on ne fait pas forcément le tri. Or, à partir du moment où on essaie de regrouper chacun de nos actes mentaux en grand pilier de vie, on devient capable de voir si on a négligé un aspect par rapport à un autre. Il semble que la surcharge mentale devienne insupportable quand on néglige trop certains piliers de notre vie. Mieux vaut prendre le temps de localiser d’où viennent les problèmes et faire le tri entre tous les aspects de nos vies qui se télescopent.

Ne pas en faire trop

Cela paraît évident, mais on tend à l’oublier aujourd’hui. L’OMS recommande 48 heures d’activité par semaine, toutes activités confondues (heures de travail inclues). Et cela, que l’on soit adulte ou enfant ! Laissez aussi vos enfants s’ennuyer, ne culpabilisez pas de rester à la maison sans leur avoir prévu d’activités particulières.

Instaurer des moments de pleine conscience

Trouver quelques moments dans la journée pour une activité où on ne pense plus à toutes ces choses qui nous polluent l’esprit, dans lesquelles on est à 100% de concentration, heureux et présent pleinement dans l’instant présent. 15 minutes de lecture, de coloriage d’un mandala, de respiration calme, de balade ou tout simplement 5 minutes les yeux fermés concentré sur sa respiration peuvent suffire à faire tomber la pression.

Responsabiliser les enfants progressivement

Les enfants sont une grosse source de charge mentale car leur cerveau ne fonctionne pas de la même manière que les adultes et ils ne peuvent pas anticiper autant de choses – ce qui fait des parents, en quelque sorte, les « prothèses cérébrales » de leurs enfants : ils doivent penser à la place de leur progéniture. Épuisant tout autant qu’inévitable… Mais les enfants apprennent progressivement et les parents doivent les responsabiliser peu à peu. Trier le linge, faire tourner la machine, étendre le linge c’est à la portée d’un enfant de 7/8ans. Réfléchissez ensemble à ce qu’ils pourraient faire, apprenez-leur à coopérer.

La meilleure solution quand on est en couple est que le partenaire participe également ! Faites une petite réunion de famille pour faire part de votre souhait. On a souvent tendance à taire cette surcharge, parce qu’elle a été inscrite depuis des décennies dans le planning des femmes, sauf que le temps de nos grands-mères est révolu et que si nos vies se sont complexifiées, on aspire aussi à être en phase avec soi-même, à s’écouter, à se respecter et à être respectée.

Éviter la comparaison toxique

Nous sommes tous différents, ni mieux ni moins bien.

Ça ne sert à rien de se fustiger inutilement de ne pas avoir réussi aussi bien qu’untel, d’être dans l’envie de la vie des autres. Les enfants de vos voisins font de la musique et du judo, les vôtres « que » du vélo dans votre jardin ? Ils ont des habits toujours bien repassés et les vôtres partent à l’école avec des t-shirts froissés ? Interrogez-vous sur le souvenir que vous voulez laisser à vos enfants : celui d’une maman qui s’épuise à tout maîtriser ? Celui d’une maison rutilante ? Celui d’une épouse irascible parce qu’elle a enchaîné sa journée de travail, les courses, le repas du soir et les devoirs ? Stop ! On se respecte, on prend soin de soi, on partage et dans la mesure du possible on applique les quelques conseils de cet article et des autres sur ce même thème que j’ai déjà écrits https://mycoachparental.fr/category/et-moi-dans-tout-ca/

Catégories : Et moi dans tout ça

Isabelle Pierce

Isabelle Pierce est coach parental et possède une expérience de 20 ans d’enseignement en maternelle, primaire et secondaire auprès de plus de 1000 élèves de 4 à 18 ans. Tout au long de ce parcours, elle s’est passionnée pour des approches complémentaires à la pédagogie classique, telles que : l’approche Montessori, les neurosciences et la PNL. Elle s’appuie aujourd’hui sur ses apprentissages, sur les conférences et les formations auxquelles elle continue d’assister pour aider les parents. Tous ces enseignements lui donnent des clés pour mieux communiquer avec les parents et pour mieux appréhender le comportement des enfants.