• Préparez les vêtements pour votre enfant la veille de la rentrée scolaire

Pour les plus petits, on vous demandera des vêtements faciles à enfiler. C’est vrai qu’ils sont les bienvenus à l’heure du tour aux sanitaires ou du réveil de la sieste.

Néanmoins, le plus important pour ce premier jour est que votre enfant porte une tenue qu’il apprécie ou la couleur qu’il affectionne ; et tant pis s’il ressemble au Petit Chaperon rouge !

  • Mettez votre réveil plus tôt que d’habitude

Sans en faire des tonnes, le jour de la rentrée a quelque chose de vraiment spécial pour toute la famille. Encore plus si c’est une première rentrée. Quelques minutes supplémentaires vous seront très utiles pour débuter votre journée sereinement.

  • Prenez un bon petit-déjeuner en famille

On le sait, les enfants doivent absolument prendre un solide petit-déjeuner. Sauf que ce jour-là ils seront peut-être anxieux. Ne les forcez pas, quitte à leur glisser un petit en-cas dans la poche si l’école l’autorise. Mais que cela ne vous empêche pas de montrer le bon exemple en vous asseyant à table avec eux et de faire de ce premier repas de la journée un petit quart d’heure de relaxation.

  • N’oubliez pas de mettre son doudou dans son sac d’école

Les plus petits ont encore besoin de ce fameux objet transitionnel, surtout les premiers jours. Les enseignantes et les ATSEM adorent les doudous qui ont bien souvent des pouvoir magiques pour calmer les sanglots. Les plus grands peuvent aussi glisser dans leur cartable un petit objet qu’ils aiment : un mouchoir de maman, la photo de papa au bureau…

  • Evitez les conseils de dernier moment

« Essaie de t’asseoir au premier rang », « Demande bien à la maîtresse, si tu veux faire pipi », « Ne chahute pas avec Oscar, sinon la maîtresse va te prendre en grippe » … Laissez les enseignants gérer vos enfants, c’est leur métier.

… en fait, évitez tout conseil ! Faites confiance à votre enfant et à sa maîtresse.

  • Pas de pression sur votre enfant et surtout pas de chantage

« Si tu ne pleures pas, je te donnerai un cadeau ce soir », « Tu vas bientôt savoir lire », « Tu te souviens comment on écrit MAMAN ? ». Les enfants sentent qu’on investit l’école d’une mission fondamentale, ce n’est pas une raison pour réviser l’alphabet devant la porte de la classe.

  • Evitez de partager vos mauvais souvenirs d’école

Même si Mademoiselle Leduc vous terrorisait et hante encore parfois vos cauchemars, cela n’arrivera sans doute pas à votre progéniture. Il va faire sa propre expérience. Dites-vous bien que votre enfant ne va pas vivre ce que vous avez vécu, et peut-être même pas ce que vous pensez qu’il va vivre.

  • Ne dressez pas le portrait de votre enfant à sa maîtresse

Laissez-la découvrir par elle-même à quel point il est formidable !

Retenez-vous de vanter Loulou comme un camelot, ou à l’inverse de trop détailler ses petits travers. Il est préférable que la maîtresse se fasse sa propre opinion, d’autant qu’il y a fort à parier que son comportement ne sera pas tout à fait le  même à l’école qu’à la maison. Vous confiez vos enfants à des professionnels, faites-leur confiance.

  • Ne montrez jamais votre mécontentement

Le maître ou la maîtresse ne vous plaît pas ? Vous êtes déçue car votre enfant n’est pas dans la classe de son meilleur ami ? C’est un souci pour vous, mais peut-être pas pour lui.Ne lui mettez pas martel en tête, positivez en lui montrant les avantages : « Tu vas te faire plein de nouveaux amis, et tu verras Célia à la récréation.

  • Gardez vos larmes et vos tensions pour vous

Ne prolongez pas les adieux, sortez sereinement de la classe, la tête haute (au besoin, effondrez-vous dans les bras de votre homme une fois la porte passée…). Sachez que la plupart du temps, les petits arrêtent de pleurer quand vous avez le dos tourné, et qu’il n’y a rien de plus entraînant qu’un concert de pleurs. Ne vous inquiétez pas, s’il y a un problème vous en serez avertie.

  • Prenez votre temps pour accompagner votre enfant à l’école

Il n’y a rien de plus terrifiant pour un enfant qu’une maman qui est « juste » partie accrocher son petit manteau et qui n’est jamais revenue. Dites-lui que vous partez, fixez-lui l’heure des retrouvailles et ne marquez pas d’hésitation.

  • Ne mentez pas à votre enfant pour le rassurer

Oui il va à la cantine, oui il y a une sieste, non ce n’est pas maman mais Tatie qui viendra le chercher… Bien sûr, vous n’êtes pas obligée de tout détailler, mais s’il vous pose une question, répondez honnêtement. Ne trahissez pas la confiance qu’il vous accorde.

  • Expliquez à votre enfant les côtés positifs de l’école

Cela arrive parfois, des enfants qui refusent tout net l’école. Écoutez-le, rassurez-le. Parlez-lui de vous quand vous étiez enfant et de vos bons souvenirs d’école (mettez les mauvais souvenirs de côté pour l’instant 😉 Dites-lui que tout le monde va à l’école à son âge, c’est une règle universelle pour tous les êtres humains. Valorisez cette expérience en lui parlant de tous les points positifs : des activités passionnantes, de nouveaux petits copains, des chants, des comptines, des histoires… Peu d’enfants y résistent.

  • Bien organiser la sortie d’école

« L’heure des mamans » est un moment de retrouvaille important. Le matin, prenez soin de préciser à votre enfant qui viendra le chercher, à quelle heure et à quel endroit. Et le soir, pas de retard ! Quelques minutes à vous attendre alors que tous ses camarades s’en vont, et votre enfant pourrait se sentir abandonné. Enfin, pensez au goûter…

  • Après son premier jour de maternelle

Ne le harcelez pas de questions dès le retour. Il vous racontera ce qu’il a envie et ce dont il se souvient. La routine met un peu de temps à s’établir et parfois les enfants aiment cultiver leur jardin secret. Après tout est ce que vous lui racontez votre journée de travail ?

Allez, tout va bien se passer mais prévoyez quand même quelques mouchoirs vous pourriez en avoir besoin…pour vous une fois le portail de l’école passé !


Isabelle Pierce

Isabelle Pierce est coach parental et possède une expérience de 20 ans d’enseignement en maternelle, primaire et secondaire auprès de plus de 1000 élèves de 4 à 18 ans. Tout au long de ce parcours, elle s’est passionnée pour des approches complémentaires à la pédagogie classique, telles que : l’approche Montessori, les neurosciences et la PNL. Elle s’appuie aujourd’hui sur ses apprentissages, sur les conférences et les formations auxquelles elle continue d’assister pour aider les parents. Tous ces enseignements lui donnent des clés pour mieux communiquer avec les parents et pour mieux appréhender le comportement des enfants.