L’heure du coucher approche…et comme chaque soir vous appréhendez le moment et votre enfant aussi. Il proteste, trouve toutes sortes d’excuses, il n’est pas fatigué mais baille à s’en casser la mâchoire, il court de partout pour que vous n’arriviez pas à l’attraper ! Et ce n’est pas fini, une fois coucher comme il est atteint du syndrome du rappel : il a soif, il a besoin de faire pipi, il a trop chaud puis trop froid… Bref la guerre des nerfs est déclarée, ça fait bien longtemps que vos soirées sont gâchées, minées par le stress et la fatigue.

Voilà 10 astuces pour retrouver davantage de sérénité et de calme au moment du coucher.

  1. Établissez une routine du coucher. Cette routine commence par des règles familiales claires : l’heure du coucher est affichée au même titre que vos autres règles à un endroit visible de tous. Mettez en place des activités apaisantes : lecture, musique douce, échange calme et rassurant avec papa et maman. Cet échange peut être le moment idéal pour complimenter son enfant sur son bon comportement au cours de la journée. Je recommande aussi souvent aux parents d’offrir à leur enfant un joli cahier pour en faire un journal de gratitude dans lequel on note soit à 4 mains quand l’enfant ne sait pas encore écrire, soit seul ce qu’on a aimé de sa journée, ce qui nous a fait rire, à qui on a envie de dire merci…enfin on écrit que des jolies choses positives ! Je vous en propose un magnifique ici https://mycoachparental.fr/boutique/ Dans cette routine, pour les jeunes enfants on peut inclure le coucher du doudou. Doudou va se coucher avant l’enfant et c’est l’enfant qui fait le rituel.Vous avez bien sûr avant cela pris soin éteindre les écrans au moins 1h avant le coucher.
  2. Préparer l’environnement en vous assurant que la chambre soit suffisamment sombre, calme, fraîche et…rangée. L’enfant doit rangé seul ou avec vous, l’intérêt ? Il sait où se trouve chaque chose et aura moins de doute sur les éventuelles ombres. Une veilleuse peut être rassurante, la porte légèrement entrouverte également, puis progressivement, réduisez l’intensité de la veilleuse et l’ouverture de la porte.
  3. Apprenez à votre enfant à s’endormir par lui-même. Il est crucial pour vous comme pour lui qu’il ne s’endorme pas dans vos bras ou sur le canapé (je parle ici d’enfants de 2 ans 1/2-3 ans). Par contre et suivant vos valeurs vous pouvez opter pour le cododo. Jusqu’à l’âge de 2/3 ans il peut être difficile pour certains enfants de s’endormir seul dans leur lit. Cette protestation est unique aux cultures occidentales, ailleurs les bébés et jeunes enfants dorment dans la même pièce voire dans le même lit que les parents et les protestations au moment du coucher sont inexistantes ! Mais là tout est question de valeur du couple, donc prenez le temps d’échanger avec votre conjoint sur la question et trouver des compromis…pas de disputes ! Cependant je pense qu’il est important que l’enfant trouve ses propres ressources pour s’endormir seul et avec les astuces que je vous délivre ici il devrait avoir moins de mal à s’endormir par lui-même dans son propre lit.
  4. Limitez la durée des siestes. Si elle est importante pour le développement de votre enfant jusqu’à 3-4 ans, il est possible que votre enfant ait quand même du mal à s’endormir le soir car sa sieste a été trop longue. Essayez d’en réduire la durée. Dans certaines écoles la sieste est obligatoire sans tenir compte des besoins individuels (je connais ça, je suis maîtresse en maternelle). Si votre enfant n’a plus du tout besoin de faire la sieste, demandez à ce qu’il reste dans une autre classe ou bien si vous ne travaillez pas vous pouvez peut-être le ramener à la fin de la sieste… Des aménagements peuvent être possible, parlez aussi avec les autres parents, ils sont peut-être aussi concernés.
  5. Évitez la sédentarité. L’exercice physique a de réels bienfaits sur l’endormissement et le sommeil. Un enfant rivé aux écrans aura lui par contre plus de mal à s’endormir ou/et aura un sommeil plus perturbé. La lumière bleue des écrans va stimuler sa rétine et limiter la sécrétion de mélatonine nécessaire à l’endormissement.
  6. Évitez les boissons stimulantes. Sodas, chocolat et thé, même à petites doses peuvent perturber l’endormissement au même titre d’ailleurs qu’une alimentation trop riche en sucre.
  7. Adaptez-vous au rythme de votre enfant. Respecter un horaire de coucher et être attentif aux signes de sommeil, c’est primordial. Par contre ordonner à un enfant de dormir est contre-productif. Cela va générer du stress et des larmes. Pour éviter ce rapport de force, il faut donc être attentif aux signes de fatigue et ne pas hésiter à changer un peu l’organisation, souvent 15 minutes suffisent pour que le train du sommeil arrive.
  8. Reconnaître les émotions de l’enfant et ne pas dramatiser devant ses difficultés d’endormissement ou devant ses peurs. Pas de chantage : « Allez tu dors et demain je te donne un bonbon », surtout si le lendemain vous vous apercevez que vous n’avez pas de bonbons. Pas de menace : « dépêche-toi de dormir sans quoi on ne va pas à la piscine ce week-end ». Chantage, menaces, sanctions sont très anxiogènes et générateurs de causes majeures d’insomnies. Par contre une approche empathique apaisera davantage l’enfant : « j’ai l’impression que tu as du mal à t’endormir, c’est ça ? », « Tu préférerais rester encore un peu avec nous c’est ça ? » et là… on exprime ses propres émotions pour montrer à l’enfant comment faire : « je suis inquiète quand je vois que tu t’endors tard car le sommeil est très important pour ta bonne santé ». Les peurs quant à elles sont réelles, il faut les écouter et ne pas les dénigrer. Il existe des contes thérapeutiques pour les apprivoiser : Ninon ne veut pas dormir Sylvie Sarzaud et Sylvain Mérot, Il était une fois. 24 contes thérapeutiques : Pour endormir et rassurer son enfant de Gilles Diederichs.
  9. Ne punissez jamais votre enfant en le mettant dans son lit afin qu’il n’associe pas lit et punition.
  10. Enfin l’heure du coucher se prépare… si vous voulez que ce moment se passe bien et que la nuit soit paisible pour tout le monde, préparez votre enfant. En discutant en amont de l’heure du coucher en expliquant ce que vous attendez de votre enfant et en le faisant reformuler par des questions simples. Votre enfant visualisera la scène, se projettera dans l’objectif que vous voulez lui faire atteindre et il y a de fortes chances que ça fonctionne.

Mais s’il vous plait déculpabilisez ! Chacun fait avec son rythme de vie, ses contraintes quotidiennes. Le sommeil est complexe, il dépend de nombreux paramètres psychologiques, physiologiques. Vous-même, dormez-vous toujours bien ? Je sais ô combien le manque de sommeil nous rend irritable, alors prenez soin de vous ! Respiration ventrale, cohérence cardiaque, bain relaxant, auto massage ou mieux par votre partenaire, peuvent aider. Et rappelez-vous qu’à 15 ans vous ne pourrez plus les sortir du lit…le temps passe vite !

 

Catégories : Le coucher

Isabelle Pierce

Isabelle Pierce est coach parental et possède une expérience de 20 ans d’enseignement en maternelle, primaire et secondaire auprès de plus de 1000 élèves de 4 à 18 ans. Tout au long de ce parcours, elle s’est passionnée pour des approches complémentaires à la pédagogie classique, telles que : l’approche Montessori, les neurosciences et la PNL. Elle s’appuie aujourd’hui sur ses apprentissages, sur les conférences et les formations auxquelles elle continue d’assister pour aider les parents. Tous ces enseignements lui donnent des clés pour mieux communiquer avec les parents et pour mieux appréhender le comportement des enfants.

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