Les 5 clés pour favoriser la coopération naturelle de l’enfant.

Nos enfants aiment coopérer ! Si si, je vous le promets.  Ça vous étonne sûrement mais scientifiquement c’est prouvé. L’enfant est un être altruiste et coopérant dont le cerveau est câblé pour l’empathie.

Qu’est ce qui se passe dans les rouages de l’éducation pour que cet élan naturel se perde ? Qu’est ce qui s’est cassé, abimé dans la relation p,our que cette pulsion naturelle s’évapore, à notre plus grand regret.

Il s’est passé peut-être ça :

Ah non ! Ne touche pas à ça ! Tu vas en mettre partout ! Tu es trop petit, laisse je vais le faire ! ».

Ou ça :

Tu as encore oublié de tirer la chasse

Pas dans le lit avec tes chaussures ! T’es stupide ou quoi ?”
“On ne va jamais y arriver à cette vitesse, t’es vraiment lent, allez laisse je fais
!”

Si tu n’es pas prêt dans 1 min, je pars sans toi”
“Arrête ça tout de suite sinon tu vas en prendre une
!”

“Range ça tout de suite”
“Ramasse ça !”
“Viens manger

Tu penses que c’est gentil de frapper ton frère ? Tu voudrais qu’on te fasse pareil ?”

Attention, tu vas tomber
Ne va pas trop vite, tu vas te cogner
Si tu touches ça, tu vas te bruler

Vous allez me rendre folle !”
“Je m’arrache les cheveux avec vous”
“Ça me rend dingue, vous allez finir par m’achever
…”

Pourquoi tu ne fais pas comme ta sœur ? Elle mange avec une fourchette, elle”
“Pourquoi tu n’es pas comme Théo ? Il est calme lu
i”.

Tu as oublié ton cartable à l’école ? Ah ! ben, bravo c’est malin !”

Continue d’être comme ça et plus personne ne voudra être ton copain !”
“Attention, à force de ne pas écouter à l’école, tu finiras sans travail et pauvre, plus tard
.”

On a tous un jour ou l’autre utilisé une de ces phrases. Le problème, c’est qu’elles sont menaçantes, insultantes, accusatrices. D’ailleurs oserait-on les employer avec des adultes ? Non bien sûr. Alors pourquoi se permet-on de les employer avec nos enfants ?

Pour obtenir de la coopération et entretenir une relation harmonieuse, il existe des moyens plus respectueux. Chaque fois que nous faisons du chantage, des menaces, que nous crions, nous cherchons à avoir le contrôle. Et avoir le contrôle sur l’enfant c’est tenter de mettre un couvercle sur la casserole de lait qui déborde … au lieu de chercher à éteindre le gaz ! 

Alors, certes à court terme ça peut fonctionner mais comme je le dis souvent, si on cherche des solutions efficaces, il faut des solutions à long-terme. Stopper l’enfant dans son élan, contrôler son espace, ses gestes, rectifier à sa place, limite son besoin d’exploration et enfreint ses capacités d’apprentissage.

En agissant ainsi, nous butons, nous les parents, sur nos propres insécurités et sur notre besoin de contrôler et notre souhait que notre enfant réussisse du premier coup.

Et pourtant, l’enfant a besoin de faire ces expériences par lui-même pour construire sa confiance, son estime de soi, son libre arbitre… pour devenir autonome.

Comment inverser la tendance ?

L’idée c’est de vous observer, d’observer à quel moment vous êtes dans le contrôle sur votre enfant et comment, au lieu de le contrôler, vous pourriez le soutenir. Soutenir c’est fournir à l’enfant sa base de sécurité.

Voici 5 alternatives respectueuses de chacun :

  1. Au lieu de dire “Tu as laissé la serviette trempée par terre après ta douche ! Essayez “La serviette a besoin d’être posée à plat sur le radiateur pour sécher.” Décrivez le résultat de ce que vous voudriez voir. C’est beaucoup plus facile d’identifier une situation, de la visualiser et de la reproduire quand on a des éléments tangibles et factuels sur lesquels se reposer. En se focalisant sur ce qui ne va pas, on ne donne pas de renseignements à l’enfant sur ce qu’il devra améliorer la prochaine fois.
  2. Donnez des renseignements :Il est plus facile de recevoir des renseignements plutôt que des accusations. Exemple : au lieu de “Qui a laissé débordé le bain ?”, essayez “Les enfants, pour éviter que la baignoire déborde, il faut la surveiller.
  3. Dites-le en un mot : Parfois, ça passe mieux quand on en dit moins. Les enfants n’aiment pas les explications à rallonge. Il vaut mieux un « Noémie, la table ! », plutôt que : « C’est à chaque fois pareil, tu goûtes, tu sors tout, tu fais plein de miettes et résultat c’est toujours la même qui nettoie ! »
  4. Parlez de vos sentiments : Plutôt que de se focaliser sur nos enfants, on peut leur expliquer ce qui nous gêne. On partage de manière sincère sans blesser. Un enfant qui comprend pourquoi vous êtes énervé voudra plus facilement coopérer ou aider. Au lieu de dire “C’est insupportable cette façon que tu as de manger la bouche ouverte !”, essayez “Quand je te vois manger la bouche ouverte ça me gêne parce que je préfère manger en silence.”
  5. Écrivez une note : Une astuce que j’adore avec les enfants en âge de lire, même si on peut utiliser les pictogrammes avec les plus jeunes. Parfois on ne sait plus quoi dire, alors pourquoi ne pas écrire ! Un petit post-it transmettra mieux le message dans certaines situations. Par exemple déposer sur l’oreiller “Avant de t’allonger sur moi, demande-toi : as-tu brossé tes dents ?”

Au départ, c’est vrai que ça peut ne pas sembler naturel mais ça vaut le coup d’essayer. Au bout de très peu de temps vous vous surprendrez peut-être à ne pas avoir envie de revenir en arrière tant les résultats seront bluffant. On prend davantage de plaisir au quotidien, car on se fâche moins. Les luttes quotidiennes s’estompent et la coopération se fait plus naturelle.

Pour aller plus loin https://mycoachparental.fr/3-outils-pour-aider-votre-enfant-a-cooperer-au-lieu-dobeir/

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